1957

Les origines : « Pépé Louis » crée sa distillerie

Tout commence en 1957, lorsque Louis Angelvin fonde sa distillerie, l’une des toutes premières du plateau de Valensole. À cette époque, le lavandin était coupé à la faucille, mis en fagots à la main, puis séché pendant une semaine dans les champs, dressé en « gerbiers » (debout). Une fois secs, les fagots étaient chargés à la fourche sur une remorque avant d’être acheminés vers la distillerie. Là, Lucien, le fils, prenait le relais pour la distillation. Il entassait méticuleusement les fagots dans la cuve. La vapeur traversait alors la matière végétale avant de terminer sa course dans le condenseur. À sa sortie, l’huile précieuse apparaissait enfin, récompensant des journées entières de labeur.

1974

L’ère de la mécanisation : la première coupeuse

L’année 1974 marque un tournant décisif avec l’arrivée de la première coupeuse mécanique. Cette innovation représente un bond en avant considérable, et Lucien s’en donne à cœur joie sur sa nouvelle machine. Son fils Jean, alors âgé de 13 ans, attend déjà avec impatience l’heure du repas pour prendre les commandes à son tour.

1990

Adieu au ramassage manuel

En 1990, l’auto-chargeuse fait son apparition et sonne le glas du ramassage à la main. L’ère de la modernisation bat son plein, annonçant les prémices d’une mécanisation complète de la récolte.

1995

Une révolution : la nouvelle distillerie en vert broyé

Lucien et Jean, toujours animés par l’esprit d’innovation, comprennent que le système de récolte en fagots a atteint ses limites. Inspirés par les méthodes de récolte de la menthe aux États-Unis et par quelques voisins précurseurs, le père et le fils conçoivent leur propre système révolutionnaire.

En 1995, une nouvelle distillerie voit le jour à La Maison Angelvin, utilisant un procédé en vert broyé (tiges et fleurs broyées ensemble) : ensileuse 3 rangs avec caissons tractés, chaudière au fioul et condenseur évaporatif.

En 1997, Lucien prend sa retraite l’esprit serein, fier d’avoir inventé et perfectionné le condenseur évaporatif. Il lègue cet outil performant à son fils Jean, qui reprend le flambeau de l’exploitation familiale.

2015

Jean innove à son tour

Comme son père avant lui, Jean marque de son empreinte le travail de la récolte et de la distillation du lavandin. Il met au point l’ensileuse à 4 rangs – unique en France à ce jour – et fait évoluer le célèbre condenseur paternel, devenu aujourd’hui le standard des distilleries de dernière génération.

2021

La relève est assurée : la quatrième génération

Les arrière-petits-enfants de « Pépé Louis » font leurs premiers pas sur l’exploitation familiale. Cette nouvelle génération permet à Jean de se consacrer davantage à la vente directe et au développement de sa marque « La Maison Angelvin », partageant ainsi avec le public la passion et le savoir-faire transmis de génération en génération.

Découvrez la récolte du lavandin en vidéo :

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