Tout commence en 1957, lorsque Louis Angelvin fonde sa distillerie, l’une des toutes premières du plateau de Valensole. À cette époque, le lavandin était coupé à la faucille, mis en fagots à la main, puis séché pendant une semaine dans les champs, dressé en « gerbiers » (debout).
Une fois secs, les fagots étaient chargés à la fourche sur une remorque avant d’être acheminés vers la distillerie. Là, Lucien, le fils, prenait le relais pour la distillation. Il entassait méticuleusement les fagots dans la cuve. La vapeur traversait alors la matière végétale avant de terminer sa course dans le condenseur. À sa sortie, l’huile précieuse apparaissait enfin, récompensant des journées entières de labeur.
